26 septembre 2010

Patrimoine religieux: St-Pierre-Claver

Montréal fut, pendant longtemps, connue comme étant la ville aux « cents clochers ». L’écrivain Mark Twain dit de Montréal « …qu’on ne peut lancer un pavé dans n’importe quelle direction sans heurter un vitrail ». Twain exagérait un brin mais on peut s’imaginer facilement l’étonnement d’un visiteur arrivant à Montréal de par le pont du Havre en 1930 et voyant tous les longs clochers pointant haut vers le ciel. 

Evidemment aujourd'hui il y a moins de clochers qu'il y en avait avant. Certaines ont été converties mais beaucoup d'autres ont tout simplement été démolies. Il a quelques années de celà je suis passé devant l'église St-Pierre-Claver, sur St-Joseph près de DeLorimier et je m'y suis attardé afin de faire quelques photos d'architecture pour mon blogue photo


C'est près des portes ouvertes que j'ai fait la rencontre de monsieur Serge Janelle, organiste titulaire de l'église. Il était là parce qu'il devait y avoir un mariage mais les participants avaient du retard. Plus d'une heure en fait. Me voyant regarder partout et prendre quelques photos il a alors décidé de m'offrir un tour guidé de l'endroit. 


On peut voir ci-haut la vue à l'intérieur à partir du portique. Nous avons ici la même vue que les gens qui entraient  à l'époque. La construction de l'église débuta en 1915 pour se terminer deux ans plus tard selon les plans des architectes Joseph Venne et Jean-Omer Marchand. 


Des artisants de plusieurs disciplines contribuaient à la décoration de l'endroit dont le tabernacle. Très peu de choses ont changé depuis sa construction.


Vue de la nef, vers l'arrière. On peut appercevoir des fresques peinturées au plafond ainsi que l'orgue situé au balcon.


Vue d'une partie de la nef à partir de la chaire où bien entendu, le commun des mortels n'avait pas accès. En haut de la photo à gauche, on peut apperçevoir des bancs dotés de petites portes, ceux-ci étaient réservés à la Fabrique de l'église.


Décoration faisant aussi office de luminaire. Avant les éclairages modernes, ces appareillages devaient certainement conférer une luminosité toute particulière durant le soir.


Calorifères sortis tout droit d'une autre époque. Les bancs à proximité devaient sûrement être populaires durant la saison froide. Ces calorifères-ci fonctionnent encore.


Excellente vue de la nef et du choeur à partir du balcon où se trouve l'orgue. Certaines églises possèdent un balcon avec des bancs pour les gens mais pas ici où seul l'organiste a accès. 


Cahier de musique sur l'orgue. Ces partitions sont le début de Toccata & Fugue, de Jean-Sébastien Bach. On peut apperçevoir les annotations faites au crayon à la mine.


Gros plan sur les tirants de jeux permettant d'obtenir différentes sonorités. 


L'orgue de facture Casavant en est un à trois claviers avec tirants de jeux et pédalier à marches parallèles. On voit ici monsieur Serge Jannelle en train de jouer une partie de Toccata & Fugue. Il fut étonnant de voir la façon dont un organiste s'attaque à cette pièce mais aussi de voir avec quelle docilité chaque touche pesée est interprètée docilement par l'orgue. Etant illustrateur à temps perdu j'ai choisi d'illustrer ici la façon tout à fait véridicte dont la pièce musicale s'est déroulée.










Je remercie ici encore une fois monsieur Serge Janelle pour m'avoir non seulement fait faire le tour de l'église, de m'en expliquer tous les détails tout en s'excusant pour les portes récalcitrantes mais aussi de m'avoir joué un merveilleux morceau de Bach.

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