22 décembre 2010

L'objet de ses rêves pour Noël 1954


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Qui dit période des fêtes dit réunions familiales et 1954 ne fait pas exception. Les oncles, tantes, cousins, grand-parents, bref, toute la parenté se retrouve et il n'est pas rare de voir 25, 30 personnes dans une seule et même maison, parfois même plus, à festoyer. De quoi vas t-on parler en ce Noël de 1954? Peut-être les femmes vont discuter de la version filmée du Survenant de Germaine Guèvremont et qui est tout récemment sorti. Sûrement qu'elles échangeront des idées de recettes et de bonnes adresses pour toutes sortes de choses. Pendant ce temps-là les hommes parleront hockey mais fort probablement aussi de la défaite des Alouettes le 27 novembre en finale de la coupe Grey, eux qui espéraient tant voir Etchevery, Patterson, O'Quinn et le reste de l'équipe l'emporter.

Mais parmis tous les cadeaux que l'on retrouve sous l'arbre et qui ne seront évidemment déballés qu'après la messe de minuit, est-ce qu'il se trouve un de ces rasoirs électriques Philishave? Est-ce vraiment l'objet de ses rêves? Peut-être pour certains hommes, qui voient dans ce rasoir un moyen de se faire la barbe plus rapidement alors que pour d'autres la mousse et le rasoir à main et peut-être la main experte et sûre du barbier  demeure irremplaçable.

Dans la pub d'aujourd'hui je dois dire chapeau au graphiste/illustrateur qui a si bien rendu l'expression du père qui reçoit et de sa fille qui donne. Le tout étant réalisé de façon très adroite au lavis, mélange d'encre de chine et d'eau dont les proportions de l'un et l'autre peuvent donner plein de tons de gris différents. Par contre, il s'agit d'une publicité destinée à être publiée dans le temps des fêtes et l'absence de couleurs festives, remplaçées ici par une jaune serin ne fut peut-être pas la meilleure idée. Il y a bien le sapin, quelque peu perdu au milieu à droite mais il paraît quelque peu perdu. Je ne sais pas non plus interprèter les enfants, simplement traçés au pinceau en haut complètement... 

Quant à Philips, ses bureaux se trouvaient, en 1954, au 8525 Décarie, un bâtiment qui existe encore mais rénové et qui n'abrite évidemment plus la célèbre compagnie qui vend encore aujourd'hui des milliers de rasoirs électriques. 

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