31 juillet 2010

Tide en 1955


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Cette publicité remonte à février 1955 et nous vante les mérites d'un produit que l'on retrouve encore sur nos tablettes aujourd'hui: le savon à linge Tide. Il y a plusieurs éléments intéressants dans cette pub; il y a d'abord le titre en haut qui nous parle des mamans du Québec. C'était la mentalité de l'époque concernant les femmes, elles se devaient d'être mères au foyer. Et cette mère-ci, en l'occurence une certaine madame J-E. Sirois de Ste-Thérèse, en est une de trois enfants. Était-ce encore l'époque où les curés sermonaient les femmes qui empêchaient les familles en ayant que si peu d'enfants?

Peut-être est-ce que les figurants de cette "photo" faisaient-ils tous partie d'une vraie famille comme il est possible qu'il s'agisse d'une mise en scène avec des figurants. Bien malin qui le saura. Toutefois, il est amusant de remarquer que les deux parents ressemblent davantage à des grand-parents mais il est vrai aussi qu'en ce temps-là les femmes avaient des enfants "sur le tard". 

Le deuxième paragraphe de l'annonce est assez éloquent en ce sens qu'il s'adresse directement aux mères en leur disant qu'elles seront convaincues après l'essai de Tide. Ce qui nous paraît ici assez sexiste était toutefois la norme dans le temps.

Et comme je le disais au début de l'article, non seulement Tide est-il encore vendu mais il arbore encore un design graphique assez similaire à l'original; lettres bleues en angle et fond de cercles concentriques oranges.


Photo: Collection personnelle de l'auteur

27 juillet 2010

Old Vienna


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Publicité de 1956 vantant la bière Old Vienna fabriquée par Carling O'Keefe puis par Molson.


Photo: Collection personnelle de l'auteur

17 juillet 2010

Vestiges du passé

En septembre 2005 je suis allé dîner dans le Vieux-Montréal et c’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur un tronçon de la rue McGill complètement en chantier. Les travaux consistaient à remplacer des tuyaux d’aqueduc je crois. Mais pour y parvenir, les ouvriers ont dû concasser tout le côté est de McGill et ce, entre Notre-Dame et la place D’Youville. Ces travaux auraient été tout ce qu’il y a de plus banal si ca n’aurait été de ce que les ouvriers ont trouvé en cassant la rue.





On peut affirmer, sans l’ombre d’un doute, que ces travaux de voirie se sont avérés plus complexes qu’initialement prévus! Imaginez la surprise des travailleurs lorsque la pelle mécanique a cogné sur ces rails… Enlever les rails ainsi que les montants de bois n’a sûrement pas été un travail facile. Regardons néanmoins plus en détails ce qu’ils ont trouvé:


1. La couche d’asphalte actuelle (il est possible qu’il y en ait une deuxième)

2. Les rails. Celles-ci se trouvaient sous la portion ouest de McGill

3. Les montants de bois. Ceux-ci étaient bien placés au sol et les rails solidement fixées sur ceux-ci

4. Le pavé. Très utile autour des rails et j’explique avec l’aide de la photo ici en dessous:



J’ai trouvé cette portion de voie sur la rue d’Youville tout juste au sud de l’ancien édifice des douanes et qui fera très bien l’affaire pour les besoin de cette petite explication (comme quoi certaines de ces voies ont encore une utilité mais à l’été 2007 la rue entière à été repavée). Reculons maintenant au temps où des tramways circulaient sur cette voie et imaginons que ce petit bout de tronçon a besoin de certaines réparations. Les cantoniers arrivent, ôtent tout le pavé nécéssaire aux travaux, effectuent lesdits travaux et ensuite replacent le pavé. Ni vu ni connu et aucun besoin de casser de l’asphalte. Ingénieux, non?

Evidemment, une question revient souvent; pourquoi avoir pavé par-dessus les rails plutôt que de les enlever? Il faut se remettre dans le contexte de l’époque. A la fin des années cinquante on voit la prochaine décennie comme étant celle qui propulsera Montréal dans l’avenir de façon significative. Pour l’administration municipale, cette « modernité » est surtout symbolisée par l’automobile, la nouvelle reine de la ville. Et pour cette royauté on ne déroulera pas un tapis rouge, mais bien un tapis d’asphalte. Plusieurs même. On procèda à l’enlèvement de certains tronçons de voies mais comme celà n'allait pas assez vite (la reine automobile faisait de gros soupirs et tapait du pied, enfin, de la roue) , on décida tout simplement que ce serait plus rapide d’asphalter tout simplement par dessus tout ce qu’il pouvait y avoir de voies restantes. Avec le temps et les éléments, l’asphalte se détériore et laisse ressurgir de ça et là ces petits bouts de notre hsitoire.

8 juillet 2010

Electrolux

Il y a de celà plusieurs années lorsque l'on achetait un aspirateur de marque Electrolux on pouvait être certain de sa qualité et du aussi du fait qu'il était fabriqué ici, à Montréal, sur la rue Laurier près de St-Laurent. Voici quelques numérisations du manuel d'instruction du modèle que je possède.


Page couverture du manuel.

Une partie de l'équipement disponible

Fabriqué avec fierté à Montréal.

Le bâtiment existe toujours mais n'abrite plus l'usine Electrolux.

Le certificat de garantie

Un salon qui a du style, faut avouer.


L'ancienne usine Electrolux telle qu'elle apparaît aujourd'hui au 201 de la rue Laurier. Bien peu de choses laissent croire que l'endroit fut un jour une manufacture d'aspirateurs parmis les plus vendus.

2 juillet 2010

Studebaker


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J’ai trouvé bien accidentellement cette publicité peinte sur un côté de maison, rue Laurier un peu à l’ouest de St-Urbain. Même s’il manque la partie supérieure de l’annonce, celle-ci est quand même facile à déchiffrer. Il s’agit d’une publicité pour les voitures de marque Studebaker, relativement populaires et qui étaient fabriquées en Ontario. Et à quoi ressemblait une Studebaker? Il faut dire qu’il y avait plusieurs modèles;

Avanti • Big Six • Champion • Commander • Conestoga • Electric car • Cruiser • Daytona • Dictator • Hawk • Flight Hawk • Gran Turismo Hawk • Golden Hawk • Power Hawk • Silver Hawk • Sky Hawk • Land Cruiser • Lark • Light Four • Light Six • President • Scotsman • Special Six • Speedster • Standard Six • Wagonaire et le Starliner


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Un peu de recherche dans les Lovell des années cinquante m’ont permit de trouver un concessionnaire qui vendait des Studebaker:


Les voitures étaient fabriquées dans une usine de Hamilton en Ontario, inaugurée en 1947, et celle-ci produisit des voitures en utilisant des moteurs fabriqués aux Etats-Unis. Lorsque l’usine de South Bend en Indiana fut fermée la compagnie confia à l’usine de Hamilton la production des modèles Daytona, Cruiser, Commander and Wagonaire et l’on projeta une production annuelle de quelques 20,000 unités par an. Vers 1965 les ventes chutèrent sérieusement aux Etats-Unis, un déclin qui se fit sentir au Canada peu de temps après. Le 16 mars 1966 un Cruiser V8 quatre portes fut la dernière Studebaker jamais assemblée et ce fut la fin de la marque.
Si jamais vous appercevez cette publicité, regardez du côté sud de Laurier vers l’ouest et vous verrez une autre publicité peinte:


Quoiqu’un peu plus difficile à identifier, les mots Buick et Vauxall (division de GM) m’ont aidé à trouver qu’il s’agissait du concessionnaire suivant: