29 septembre 2010

Molson en 1957


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Qu'est-ce qu'il y a de plus caractéristique comme représentation des années 50 que le mari bien calé dans son fauteuil avec le journal et qui s'apprête à déguster une bonne bière? Ici en plus, nous avons en bonus le chien qui tient la pantoufle, la traditionnelle pipe ainsi que l'épouse qui admire le portrait. L'élément intéressant dans cette illustration à l'aquarelle est la main de l'homme qui sort carrément du cadre pour aller chercher la bouteille.

Molson, bien entedu, se passe de présentation. Fondée en 1786 par John Molson la compagnie est la deuxième plus vieille au Canada après la Compagnie de la Baie d'Hudson. Fusionné aujourd'hui avec le brasseur américain Coors, le conglomérat Molson Coors Brewing Company est le cinquième plus gros brasseur au monde.

26 septembre 2010

Patrimoine religieux: St-Pierre-Claver

Montréal fut, pendant longtemps, connue comme étant la ville aux « cents clochers ». L’écrivain Mark Twain dit de Montréal « …qu’on ne peut lancer un pavé dans n’importe quelle direction sans heurter un vitrail ». Twain exagérait un brin mais on peut s’imaginer facilement l’étonnement d’un visiteur arrivant à Montréal de par le pont du Havre en 1930 et voyant tous les longs clochers pointant haut vers le ciel. 

Evidemment aujourd'hui il y a moins de clochers qu'il y en avait avant. Certaines ont été converties mais beaucoup d'autres ont tout simplement été démolies. Il a quelques années de celà je suis passé devant l'église St-Pierre-Claver, sur St-Joseph près de DeLorimier et je m'y suis attardé afin de faire quelques photos d'architecture pour mon blogue photo


C'est près des portes ouvertes que j'ai fait la rencontre de monsieur Serge Janelle, organiste titulaire de l'église. Il était là parce qu'il devait y avoir un mariage mais les participants avaient du retard. Plus d'une heure en fait. Me voyant regarder partout et prendre quelques photos il a alors décidé de m'offrir un tour guidé de l'endroit. 


On peut voir ci-haut la vue à l'intérieur à partir du portique. Nous avons ici la même vue que les gens qui entraient  à l'époque. La construction de l'église débuta en 1915 pour se terminer deux ans plus tard selon les plans des architectes Joseph Venne et Jean-Omer Marchand. 


Des artisants de plusieurs disciplines contribuaient à la décoration de l'endroit dont le tabernacle. Très peu de choses ont changé depuis sa construction.


Vue de la nef, vers l'arrière. On peut appercevoir des fresques peinturées au plafond ainsi que l'orgue situé au balcon.


Vue d'une partie de la nef à partir de la chaire où bien entendu, le commun des mortels n'avait pas accès. En haut de la photo à gauche, on peut apperçevoir des bancs dotés de petites portes, ceux-ci étaient réservés à la Fabrique de l'église.


Décoration faisant aussi office de luminaire. Avant les éclairages modernes, ces appareillages devaient certainement conférer une luminosité toute particulière durant le soir.


Calorifères sortis tout droit d'une autre époque. Les bancs à proximité devaient sûrement être populaires durant la saison froide. Ces calorifères-ci fonctionnent encore.


Excellente vue de la nef et du choeur à partir du balcon où se trouve l'orgue. Certaines églises possèdent un balcon avec des bancs pour les gens mais pas ici où seul l'organiste a accès. 


Cahier de musique sur l'orgue. Ces partitions sont le début de Toccata & Fugue, de Jean-Sébastien Bach. On peut apperçevoir les annotations faites au crayon à la mine.


Gros plan sur les tirants de jeux permettant d'obtenir différentes sonorités. 


L'orgue de facture Casavant en est un à trois claviers avec tirants de jeux et pédalier à marches parallèles. On voit ici monsieur Serge Jannelle en train de jouer une partie de Toccata & Fugue. Il fut étonnant de voir la façon dont un organiste s'attaque à cette pièce mais aussi de voir avec quelle docilité chaque touche pesée est interprètée docilement par l'orgue. Etant illustrateur à temps perdu j'ai choisi d'illustrer ici la façon tout à fait véridicte dont la pièce musicale s'est déroulée.










Je remercie ici encore une fois monsieur Serge Janelle pour m'avoir non seulement fait faire le tour de l'église, de m'en expliquer tous les détails tout en s'excusant pour les portes récalcitrantes mais aussi de m'avoir joué un merveilleux morceau de Bach.

19 septembre 2010

Poudre pour bébé Johnson & Johnson en 1955


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Cette publicité remonte à 1955 et nous vante les mérites de la poudre pour bébé de johnson & Johnson, une compagnie qui non seulement existe encore aujourd'hui mais qui utilise toujours le même logo. Lorsque j'étais étudiant en design publicitaire il y a longtemps, nous avions vu que des marques de commerces et des logos qui ne changeaient pas pouvaient inspirer une certaine confiance chez les consommateurs. Pour Johnson & Johnson, c'est un fait accompli depuis des lustres puisque la compagnie existe depuis 1886.

La composition de cette publicité est intéressante d'abord pour la photo du bébé qui semble sortie tout droit d'un dessin-animé à cause de sa bouille fort sympatique ainsi que de ses deux dents du bas. Puis, il y a l'exécution visiblement au lavis et à l'encre de chine pour illustrer les produits. Mis à part une très minime erreur de perspective sur le dessus de la boîte de Q-tips il s'agît d'une réalisation impeccable.


Factoïde: Le bébé qui apparaît dans cette pub est aujourd'hui âgé de 55 ans.

13 septembre 2010

Brading en 1957


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Cette publicité de la bière Brading remonte à 1957. Edward Plunkett Taylor (1901-1989) hérita de la brasserie de son père qui portait le nom de Brading. Taylor fit l'acquisition de plusieurs brasseries en 1930 et les fusionna avec la sienne pour ainsi créer la fameuse Canadian Breweries. 

Le bas de l'annonce nous affirme fièrement que la Brading est "Brassée au ralenti au goût du Québec". Qu'est-ce que le fait qu'elle soit brassée au ralenti la rende meilleure je l'ignore mais chose à peu près certaine, elle devait être produite (au ralenti, bien entendu) localement. Canadian Breweries s'était porté acquéreur de Carling en 1930 et de la brasserie O'Keefe en 1934. Soit la Brading était produite à l'usine de Carling qui, en 1957 était au 5930 De Gaspé (tout juste au sud de Bellechasse) ou encore à celle de O'Keefe qui elle était au 450 Beaumont (un peu à l'ouest de l'avenue Du Parc). 





Quant à la publicité proprement dite elle mise sur l'image de l'ouvrier qui trime dur et pour qui il n'y a rien de mieux après une journée de labeur qu'une bonne Brading. L'éxécution du personnage a été réalisée par un certain Alex Taylor, dont on ne connaît pas grand chose, mais qui a toutefois crayonné un ouvrier convainquant en n'utilisant ici que des mines bien grasses (probablement du 5B ou 6B). Premier détail amusant, le personnage semble être éclairé par le dessus, donc par le soleil du midi mais dans le texte le même ouvrier déclare que sa journée est terminée. L'autre détail est qu'en bas à gauche on peut voir le logo qui indique que la Brading est une "fabrication syndicale", or quand on regarde l'illustration de l'ouvrier, on peut voir sur son chapeau un macaron arborant le numéro de son local syndical (probablement fictif).

8 septembre 2010

Bougies Auto-Lite - 1955


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Cette publicité pour les bougies d'allumage Auto-Lite remonte à 1955. On pouvait retrouver ces bougies dans à peu près tous les bons garages de l'époque au Québec. La compagnie existe encore et selon toute vraisemblance on peut encore se procurer ces bougies. La seule différence est le nom de la compagnie ne comporte plus de trait d'union.

Quant à la publicité elle-même elle fut entièrement réalisée à la main. Le garagiste en haut à gauche ainsi que la bougie semblent avoir été faites au lavis, une technique ou l'on mélange dans différents petits contenants de l'encre de Chine et de l'eau. On obtient différents tons de gris selon la quantité d'eau ajoutée. C'est une technique qui demande un certain savoir-faire ainsi qu'une excellente maîtrise du pinceau. Cette publicité en est un très bel exemple.

3 septembre 2010

Le cellophane de DuPont


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DuPont (parfois écrite Du Pont) est une très vieille compagnie fondée en 1802 par Éleuthère Irénée du Pont de Nemours, un parisien né en 1774. Le cellophane tel qu'il est annonçé dans cette publicité de 1956 fut mis au point en 1927 par William Hale Charch, un chimiste qui se joint à la compagnie en 1925 et dont la première tâche fut de développer un cellophane résistant à l'humidité ce qui permettrait de mieux conserver les aliments. 

Quant à Du Pont Canada, ses bureaux se trouvaient, en 1956, au 1135 de la Côte du Beaver-Hall, une adresse qui n'existe plus aujourd'hui puisque que l'emplacement se trouve occupé par la tour moderne de la HSBC au coin de René-Lévesque.




Quant à la publicité elle-même il est intéressant de noter l'exécution irréprochable (possiblement à la gouache mais je soupçonne un autre médium). La difficulté ici pour l'illustrateur était bien entendu de bien représenter le cellophane et c'est ce qu'il a fait avec brio car on pourrait presque toucher les pains et entendre le bruit du plastique. Le jeune enfant a été rendu dans le style caractéristique de l'époque avec son allure de chérubin et, bien entendu, la représentation classique de la mère au foyer occupée à ses tâches ménagères, traçée simplement à la plume technique afin d'éviter d'en faire une distraction.