18 janvier 2011

Investors Syndicate en 1953


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Toutes les publicités d'investissement ou presque nous font sourciller un tant soit peu et on peut se rendre compte qu'elles ne datent pas d'hier comme en fait foi cette annonce d'Investors Syndicate du Canada qui parut en 1953.

Les origines de la compagnie remontent à 1894 à Minneapolis aux Etats-Unis en 1894 alors que sévissait une dépression économique. La compagnie, dont le nom était Investors Diversified Services offrait aux gens un plan d'investissement leur permettant de mettre des sous de côté. L'initiative porta fruit et la compagnie devint rapidement une institution financière majeure. C'est en 1926 que la compagnie débuta ses activités au Canada et, en 1940, une compagnie séparée; Investors Syndicate Limited fut fondée.

Et si, justement, vous étiez un travailleur qui aurait, au moment de la parution de cette publicité, soit en 1953, fait confiance en cette compagnie en leur confiant une partie de vos sous durement gagnés, auriez-vous revu cet argent? Est-ce que la publicité disait vrai?

Évidemment pour les gens de cette époque il n'était pas exactement évident de savoir si telle ou telle compagnie existerait encore dans dix ou vingt ans. Aujourd'hui avec le recul celà est évidemment plus facile. Alors la réponse à la question est: oui. Un travailleur qui aurait investi des sommes chez Investors aurait pu bénéficier sans l'ombre d'un doute de l'argent qu'il aurait confié à la compagnie puisque non seulement celle-ci existe t-elle encore aujourd'hui mais qu'en 2009 ses actifs orbitaient autour de 100 milliards de dollars.

Au 18 janvier 1953 de l'argent, justement, plusieurs personnes résidant sur la rue Dorchester entre De Lorimier et Amherst auraient aimé en avoir plus que d'habitude car on apprenait que la ville de Montréal avait envoyé à ces gens des avis d'éviction. La raison? Tout simplement parce que la ville souhaitait élargir Dorchester à cet endroit. Les gens visés par l'éviction avaient protesté car c'était tout à fait insensé de faire déménager à ce temps-ci de l'année alors que les loyers sont rares et qu'en plus c'est quelque chose qui coûte cher. La ville a alors prolongé la date officielle d'éviction au 1er mai (la date des déménagements à cette époque). Parmis ceux qui devont quitter on compte monsieur Henri Côté, propriétaire d'un petit restaurant au coin de Dorchester et Cartier ainsi que l'épicier-boucher du coin, monsieur Lemoignan. Mais déjà, plusieurs maisons dont les occupants avaient déjà été vidées étaient sous le pic des démolisseurs dont celles se trouvant entre Amherst et St-Hubert.

Ces maisons placardées attendent les démolisseurs.

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