18 septembre 2011

Bénédiction requise

Il n'y a pas si longtemps je vous racontais dans un autre article comment l'église catholique avait été puiser ses symboles mais aussi, brièvement, comment elle exerçait un pouvoir certain sur la population. Peu de choses seraient en mesure d'illustrer celà mieux que cette photo ici-bas, qui provient des archives familiales.


Cliquez pour agrandir (si, si, ça vaut la peine)

Alors qu'avons-nous ici et qu'est-ce qui se passe?

Nous sommes en 1950, très exactement. Monsieur Bernard Chénier vient tout juste de se porter acquéreur d'un espace commercial situé au coin d'Aylwin et hochelaga et il y ouvre ce qui pourrait être qualifié de magasin général. On peut y acheter de la nourriture tout comme différents articles pour la maison.

Monsieur Chénier aurait pu tout simplement placer une bannière dehors pour annoncer son ouverture avec quelquonques rabais intéressants (ou pas), histoire d'attirer un peu de clientèle. Mais ça ne s'est pas passé comme ça. Pensez-vous sérieusement que le curé de la paroisse (Ste-Jeanne-d'Arc dans ce cas-ci) allait laisser passer une telle occasion?

Néni.

Allez m'sieurs dames, mettez-vous sur votre trente-six et soyez au magasin pour sept-heures pile du soir. Il y aura la bénédiction officielle du nouveau magasin. Profitez-en pour obtenir une absolution gratuite à l'achat de deux bénédictions. Ah non, je plaisante mais quand même, ça démontre bien l'emprise de l'Église.

Outre la bénédiction proprement dite, la photo comporte quelques éléments intéressants. J'y reconnais mon grand-père et ma grand-mère, au fond. Mais il y a aussi cette petite dame, un peu derrière le curé et qui le regarde d'une drôle de façon. Pourquoi? Qui sait? Sa tronche est tout de même impayable.


Mais le plus hilarant est la petite scène qui se passe vers la gauche à l'arrière. Il y a là un personnage, masculin, qui n'est pas du tout intéressé par la cérémonie. D'ailleurs il a le dos complètement tourné et semble s'adonner à une session de magasinage en bonne et dûe forme.


2 commentaires:

  1. Ah! Mais la consommation, c'est la religion du 21ème siècle! Il était à l'avant garde! :D

    RépondreEffacer
  2. Et avec la bénédiction du curé en plus!

    Pluche

    RépondreEffacer