28 mars 2011

Mode féminine en 1961 selon Dupuis Frères


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Une autre de mes acquisitions en terme de catalogues est celui de Dupuis Frères, celui-là daté de 1961 et certainement le plus volumineux de ma petite collection. Ce qui est intéressant avec ces catalogues est qu'ils sont de véritables machines à voyager dans le temps. Ce qu'on voit est exactement ce que les gens portaient.

 

25 mars 2011

Montréal en 1947 selon l'ONF

Aujourd'hui je vous offre une autre incursion dans le passé sous forme de film mais tourné à Montréal cette fois. Dans ce petit bijou, tourné pour le compte de l'Office National du Film par messieurs Jean Palardy et Arthur Burrows, on nous montre la vie nocturne de Montréal telle qu'elle était à cette époque, soit deux ans à peine après la fin de la Seconde Guerre.


1:09 - Le cinéma Palace sur Ste-Catherine jouxtant le Cinéma de Paris (les deux cinémas ont disparu).
4:32 - Restaurant du Coin au 2001 Moreau angle Ste-Catherine (n'existe plus).
6:50 - Le couple passe devant Cooperman's Fruit Market au 4299 St-Laurent (n'existe plus).
7:09 - On voit le Main Hebrew Delicatessen au 3877 St-Laurent (n'existe plus et à ne pas confondre avec Schwartz au 3895 et qui s'appelait alorsMontreal Hebrew Delicatessen).
7:40 - Le maire Camilien Houde et son épouse allant au restaurant, face au magasin Légaré
(probablement celui au 1278 Mont-Royal, ces magasins n'existent plus).

19 mars 2011

Griller du pain comme en 57


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Pour plusieurs d'entre nous, quel serait un matin sans rôties? Depuis des dizaines d'années l'image du grille-pain est ancrée comme étant, avec la tasse de café, l'une des plus représentatives du matin. 

Avant le grille-pain, pour avoir des rôties, on pouvait déposer les tranches directement sur une plaque de poêle ou encore se service d'une sorte de pince en métal que l'on tendait au-dessus du feu. C'était certainement rudimentaire mais ça fonctionnait. Les premiers grille-pains électriques, bien qu'ils firent leur première apparition en 1872, furent commercialisés en Angleterre en 1893 utilisant des fils métalliques et ces premiers essais ne furent pas éxactement fructueux car les fils métalliques fondaient, posant ainsi un risque d'incendie non-négligeable. De toute façon, l'électricité n'était pas encore une commodité très répandue ni accessible à tous.

C'est aux États-Unis que l'on trouva une solution; au lieu d'utiliser du fer pour rôtir le pain on choisit d'utiliser du chromel lequel est constitué de 90% de nickel et 10% de chrome, un alliage pouvant être chauffé jusqu'à 1100 °C.

General Electric fut la première compagnie américaine à déposer un brevet pour le grille-pain en 1909. La plupart des modèles ne grillaient toutefois qu'un côté à la fois, il fallait donc ouvrir l'appareil et tourner la tranche à la main. bien que le toastmaster 1-A-1 fut le premier à introduire un grille-pain pouvant rôtir les deux côtés d'une tranche à la fois c'est Sunbeam, notre vedette du jour, qui apporta une petite révolution à la façon de griller le pain.

Dans cette publicité datant de 1953 on peut y voir le modèle de grille-pain T-20B, une évolution du T-20, initialement développé et mis en marché en 1949. C'est que les grille-pains de l'époque utilisaient un senseur thermique, lequel évaluait la température interne de l'appareil afin de déterminer à quel moment faire rebondir la tranche de pain. Si on regarde l'annonce, on remarque la mention "RÈGLAGE PAR RAYONNEMENT", exclusif à Sunbeam et breveté de surcroît. Était-ce un tour de passe-passe publicitaire? Pas du tout!

Le principe mis au point par Sunbeam faisait que le senseur était plaçé de l'autre côté de la tranche, de sorte que c'était la température du pain qui déterminait quand celui-ci était prêt et ce, peu importe le type de pain, qu'il soit blanc ou de blé entier. De cette façon le pain ressortait toujours parfaitement grillé. Ceci empêchait le pain de brûler. Et si on glissait une rôtie déjà grillée celle-ci n'était que réchauffée. Pas mal, hein?

Un peu plus bas on parle de fonctionnement automatique, encore ici ce n'était pas un mensonge. Lorsque l'on plaçait une tranche de pain, le poids de celle-ci activait un contact électrique qui faisait descendre la tranche automatiquement. Quand l'appareil avait bien rôti celle-ci il la faisait remonter tout doucement et la température interne du grille-pain retournait rapidement à celle ambiante.

Plusieurs de ces modèles Sunbeam dont le T-20 et ses successeurs comme les T-20A, T-20B, T-20C, T35 et VT-40 sont utilisés aujourd'hui et fonctionnent parfaitement bien, en plus sont très facilement réparables, ne nécéssitant souvent que de nettoyage ou d'ajustements mineurs. L'auteur de ce blogue possède justement un modèle T-20C fabriqué en 1957 et qui continue matin après matin de griller toujours aussi bien. 

La décoration style art-déco, très chic.

Grille toujours aussi bien depuis 54 ans.

Quant à la compagnie Sunbeam, elle fut fondée en 1897 en tant que Chicago Flexible Shaft Company par John K. Stewart et Thomas Clark, le nom Sunbeam ne fut utilisé officiellement qu'a partir de 1946. La compagnie fut malheureusement impliquée dans une gigantesque histoire de fraude à la fin des années 90 et qui vit cinq exécutifs de la compagnie être poursuivis par la U.S. Securities and Exchange Commission. Sunbeam émergea de nouveau en 2002 sous le nom de American Household, laquelle fut acquise en 2004 par Jarden Corporation. Les produits Sunbeam, dont le logo est demeuré inchangé depuis sa création, sont toujours disponibles dont les grille-pains. Les vieux modèles dont j'ai fait mention dans l'article d'aujourd'hui trouvent régulièrement preneurs sur des sites d'enchères comme eBay dont les prix varient tout dépendant de leur condition. 


15 mars 2011

Le Tabac Old Chum, une publicité se dévoile




Peut-être avez-vous déjà remarqué cette magnifique publicité peinte en vous promenant sur la rue Masson près de la 10e avenue il y a quelques années. Elle était tout simplement gigantesque, faisant un côté de maison au complet. Qu’avons-nous donc ici et que s’est-il passé? Pour le savoir il faut retourner en arrière dans notre passé. Il y a environ plus ou moins 80 ou 100 ans de celà, les rues de la ville n’étaient pas remplies de bâtiments d’une intersection à l’autre. Il y avait ici et là de nombreux terrains vacants qui n’attendaient qu’a être acquis et développés. Mais avant que celà ne se fasse il y avait alors de grandes surfaces murales, souvent entièrement de brique et sans fenêtres. Ces grandes surfaces étaient alors toutes indiquées pour annoncer un commerce quelquonque ou un produit en particulier.

Sauf qu'on ne fait pas une publicité comme ça, bien sûr que non. On retient les services d'une entreprise spécialisée dans le domaine car pour peindre une publicité de cette taille  il faut mieux laisser ça à des gens qui s'y connaissent. Une fois réalisée la publicité était alors vue (dans ce cas-ci très bien vue) de tous les gens qui passaient. Puis, par un beau jour, quelqu’un achète le lot vacant et fait construire un bâtiment faisant ainsi rapidement disparaître l’affiche peinte. Plusieurs années plus tard, pour une raison ou une autre, le bâtiment est démoli et remet au jour la publicité peinte qui fut extraordinairement bien protégée du soleil et des éléments. C’est exactement ce qui s’est produit ici. Mais quel est donc ce produit et comment peut-on le dater?

Tout d’abord la marque elle-même. Old Chum est principalement un marque de tabac qui appartenait à un fabricant de cigarettes, D. Ritchie & Co. et dont l’usine était située sur la rue Dalhousie. C’est là qu’on fabriquait aussi les cigarettes Derby qui furent si populaires. Le Lovell de 1895 m’a aidé à retracer l’entreprise. A la même époque l’American Tobacco Coompany s’installe sur la rue Côté et commence aussi à fabriquer des cigarettes. J’ai retrouvé sans peine l’entreprise inscrite dans le Lovell de la même année:


L’American Tobacco Company semble de toute évidence avoir acheté la compagnie D. Ritchie & Co. Il y a toute une série d’achats qui s’ensuivent pour la compagnie mais ce qui nous intéresse ici est le produit “Old Chum”. En 1908, L’Imperial Tobacco acquiert toutes les opérations canadiennes de l’American Tobacco Company ce qui inclut aussi notre fameux tabac qui continuera d’être produit. Il semblerait même qu’il pouvait encore se trouver sur les tablettes jusqu’a tout recemment  (l’est-il encore aujourd’hui??). En somme, nous avons affaire ici à une publicité vantant les mérites d’un produit d’ici fort populaire car, il ne faut pas l’oublier, la pipe, le cigare et les cigarettes étaient alors très en vogue. On pouvait d’ailleurs se procurer tous les articles de fumeur dans des endroits spécialisés: les tabagies (terme utilisé bien souvent aujourd’hui pour désigner un magasin de variétés ou un dépanneur). Bon, d’accord. Va pour la marque elle-même, mais quand cette publicité fut-elle réalisée, et par qui? Ah, voilà qui est un peu plus corsé.

Au premier regard on pourrait croire que c’est peine perdue, car comment dater quelque chose du genre? C’est pour celà qu’il faut prendre le temps de jeter un deuxième regard, plus minutieux celui-là. Comme je le mentionnais plus haut ces publicités peintes étaient l’affaire de gens spécialisés, donc d’une entreprise qui ne faisait que ça. Comme chacune de ces pubs étaient peintes entièrement à la main elles étaient donc uniques et par conséquent… signées. Remontez à la première photo plus haut et observez attentivement. Vous ne voyez rien?

Si si, en bas du mur à droite il y a ceci:


C’est véritablement un coup de chance car on peut s’appercevoir qu’il ne s’en est fallu de peu pour que la signature disparaisse complètement! Nous avons ici tout ce qu’il nous faut pour faire une petite recherche. La compagnie n'apparaît qu'a partir de 1913 en tant qu'agence publicitaire, tel qu'en témoigne le Lovell de cette année-là:



Toutefois, comme on peut le constater, la compagnie ne porte pas encore le nom de Asch Limited. Celà n'arrive que l'année suivante, tel que l'indique le Lovell de 1914:


La compagnie a donc ses bureaux au 1572 Saint-Laurent. Il serait certainement intéressant d'aller voir sur place. Le 1572 donne approximativement du côté ouest de St-Laurent tout juste au nord de Maisonneuve. On se dirait, certainement convaincu, que c'est à peu près là que le bonhomme Asch avait ses bureaux. 

Pas si vite. 

C'est que voyez-vous, vers le milieu des années 30, la ville de Montréal a procédé à un changement majeur dans l'organisation des adresses civiques. Prenez par exemple la photo plus bas que j'ai prise quelque part en ville. On voit les anciennes adresses dans le vitrail alors que les nouvelles apparaissent sur les plaques juste en-dessous.


Asch n'avait donc pas ses bureaux près de Maisonneuve mais bien un peu au nord de Mont-Royal, où se situait le 1572 à cette époque. En 1918 la compagnie déménage mais de très peu au sud pour s'installer... au 1560 St-Laurent. Nouveau déménagement, en 1922 cette fois et la compagnie s'installe au 51 Sherbrooke ouest. En 1928 elle change de place, encore une fois pas très loin, pour occuper le 101 Sherbrooke ouest. En 1930, en plus de son bureau sur la rue Sherbrooke, occupe égakement le bureau 104 (premier étage) au 107 de la rue Craig (aujourd'hui St-Antoine). Asch semble alors brasser de très bonnes affaires puisqu'il habite sur l'avenue Montrose à Westmount, un petit coin tout à fait charmant si vous passez par là en voiture ou via Google Street View.

Asch Limited cesse d'exister dans le Lovell en 1932 alors que JC Asch est listé comme étant le directeur de Claude Neon Advertising Limited. La compagnie apparaît toutefois en tant que Neon Signs Co. 

La question demeure cepandant: à quel moment a été réalisée cette publicité? Comme on a pu le voir, Asch Limited a existé entre 1914 et 1932,  soit durant 18 ans. Ca devient un peu plus compliqué... Il y a toutefois quelques éléments qui peuvent aider. On sait qu'une adresse paire indique un côté sud et que la publicité a été peinte sur un mur entre lequel et la 10è avenue se trouvait un terrain vacant. Voyons voir un peu.

Dans le répertoire des rues du Lovell 1922-23 on constate qu'il ne se trouve aucune construction sur Masson entre la 9e et 10e avenue. En 1923-24 cepandant on note de nouvelles adresses civiques, 1940 à 1964, ce qui nous indique que l'on a construit quelque chose. Puis, dans le Lovell de 1924-25 ces adresses sont changées et vont de 3150 à 3178.  En 1925-26 on note quelque chose d'intéressant: cinq nouvelles adresses paires, allant de 3180 à 3188, comblant ainsi un certain vide entre le 3178 (dernière adresse ouest en 1924-25) et la 10e avenue. En 1925-26 cette dernière adresse devient le 3188.

La conclusion est donc simple. Le bâtiment sur lequel a été peinte la publicité a été construit entre 1923-24 (certainement durant l'été) et le terrain vacant sur le coin de Masson et de la 10e a été comblé en 1925-26. Considérant que les peintres ne devaient pas peinturlurer des murs de brique en plein hiver on peut supposer que Old Chum est apparu sur le mur du bâtiment durant l'été de 1924. Malheureusement, l'espace vacant permettant de voir la publicité a de nouveau été comblé par un nouvel immeuble.

Remerciements à Lisa-Marie Noël pour m'avoir fait parvenir une copie texte de mon article original que j'avais malheureusement effaçé.



13 mars 2011

Lady Galt en 1953


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Lady Galt est évidemment une marque de commerce, celle d'une compagnie qui s'appelle Stauffer-Dobbie Limited. Cette compagnie de textile établie à Galt en Ontario a des origines remontant à 1916 quand George Dobbie et son partenaire Joseph Stauffer achetèrent des intérêts égaux dans deux compagnies de textiles; Newlands & Co. Ltd et Galt Robe Co. 

En 1920 ces deux compagnies prirent bientôt le nom de Stauffer-Dobbie Ltd. Dès lors on installa des équipements afin de tisser des tapisseries et des draperies. On a pu aussi fabriquer des débarbouillettes, tapis de bain, literie ainsi que des serviettes de bain comme on en voit dans la publicité d'aujourd'hui et qui remonte à 1953.

Que se passe t-il par chez-nous en ce début de 1953? Eh bien peut-être avez-vous été l'un des chanceux ou chanceuse à pouvoir aller voir le film Tit-Coq au cinéma! Oui, bien sûr, Tit-Coq a d'abord été une pièce de théatre mais c'est grâce au succès de celle-ci que Gratien Gélinas a pu tourner son film. Vous ne connaissez pas Tit-Coq? Alors dépêchez-vous d'aller au cinéma afin de voir comment Tit-Coq, soldat canadien français, espère retrouver celle qui a promis de l'épouser à son retour de la guerre mais qui en épousera malheureusement un autre. Un grand film sur la crise identitaire et sociale de l'époque.

8 mars 2011

Gurney en 1953


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Vous avez déjà probablement vu ces anciens poêles en fonte que l'on retrouvait anciennement dans les chaumières du Québec. Ils étaient évidemment très beaux dans leur style rustique mais pouvoir demander à une mère de douze enfants à l'époque si elle aimait son poêle vous aurait probablement valu une méchante paire d'yeux. Ils étaient diablement lourds, pas toujours faciles à utiliser et encore moins à nettoyer.

C'est pour cette raison que les manufacturiers d'appareils ménagers se tournèrent dans les années 30 vers des gens spécialisés dans le design industriel afin d'améliorer l'apparence, la fonctionalité et la performance de ces appareils. Le changement ne se fit évidemment pas du jour au lendemain et connut son plus grand essor après la Seconde Guerre.

Le design industriel était une impulsion créatrice qui dépendait de critères économiques, techniques, esthétiques et fonctionnels afin de pouvoir d'en arriver en bout de ligne avec une gamme de produits originaux. Ces nouvelles créations étaient intimement liées à la publicité, comme celle d'aujourd'hui, contribuèrent à accroître la consommation de produits manufacturés. Entre autres, on vit apparaître une certaine forme de standardisation entre les différents appareils, créant une forme d'harmonie tant visuelle que fonctionnelle.

Le four Gurney que l'on voit ici dans cette publicité de 1953, quoique très élégant, est une inspiration directe des designs de Raymond Loewy, l'une des figures les plus représentatives du design industriel et à qui l'on doit le fameux réfrigérateur Coldspot qu'il avait conçu dans les années 30. Loewy avait d'ailleurs signé le design d'un poêle Frigidaire à la fin des années 40 et qui, à très peu de choses près, y ressemble énormément.

On apperçoit ici la facture moderne du poêle, soit un assemblage de plaques d'acier soudées vernissées de porcelaine blanche et agrémenté de pièces chromées. Celui que l'on voit est le modèle au gaz bien que Gurney en fabriquait aussi qui fonctionnaient à l'électricité.

Cette publicité est très caractéristique des années 50, tout d'abord parce qu'entièrement peinte à la main (fort probablement de la gouache sur carton) mais aussi parce qu'on y voit la représentation typique de la femme modèle de ces années-là; impeccablement coiffée, souriante et capable de concocter d'apétissants plats en un tournemain, image qui sera évidemment démolie dans les années 60.

Du reste, il s'agit d'une conception très honnête, très bien exécutée, bien balançée et ma foi très agréable à regarder par sa netteté et sa simplicité. Ce qui est toutefois marrant dans cette publicité c'est la dame (on assume) qui dit qu'avec ce four tout ce qu'elle va cuire sera réussi à la perfection. Ce qu'on ne mentionne pas c'est qu'un four ce n'est qu'un outil et tout dépend de la façon dont on s'en sert. Confiez ce four à votre humble serviteur et vous aurez une catastrophe écologique très rapidement. 

5 mars 2011

Lea & Perrins

Il est de ces publicités murales qui ont bien résisté au temps et aux éléments parce qu’elles ont été, un jour ou l’autre, cachées par un nouvel immeuble. Ce qui devient intéressant c’est lorsque ledit immeuble est démoli et que la vieille pub réapparaît au grand jour. C’est le cas de cette grande publicité, non pas pour un commerce local, mais pour une marque en particulier; la sauce Worcestershire Lea & Perrins dont je ne suis pas arrivé à déterminer la date exacte.



L’origine de cette fameuse sauce semble remonter vers 1836 alors que deux apoticaires-chimistes, John Wheeley Lea and William Henry Perrins de Worcester en Angleterre, tentèrent de reproduire une sauce provenant des Indes. Le résultat fut si mauvais (décrit comme du feu en bouteille) qu’ils mirent les pots de sauce quelque part et finirent par ne plus y penser. Un an et des poussières plus tard, alors qu’ils nettoyaient la cave, ils tombèrent de nouveau sur ces pots de sauce qu’ils avaient laissé là et qu’ils avaient oublié. Par curiosité ils décidèrent d’y goûter et quelle ne fut pas leur surprise de constater que la fermentation avait donné à la sauce un goût tout à fait délicieux.



La publicité murale que l’on apperçoit sur les deux photos du haut est d’une simplicité désarmante; un personnage joufflu tenant la fameuse bouteille, le nom du produit en grosses lettres et, plus bas, un slogan destiné au consommateur avisé le mettant en garde contre les imitation: « Look out for imitations! ». Et pour cause, car si la recette exacte de cette sauce est inconnue et jalousement gardée, plusieurs personnes ont tenté de la reproduire en créant toutes sortes de recettes visant à l’imiter. Toutefois, quelques ingrédients ont pu y être décelés comme de l’ail, des clous de girofle, du vinaigre, du tamarin et de la mélasse entre autres. Vous pourriez certes essayer de la créer par vous même mais le plus simple, il va sans dire, et d’aller directement au marché du coin et de se procurer une bouteille du vrai, de l’original. quant à la publicité, elle était située sur le mur d'un bâtiment de la rue St-Laurent tout juste au nord de Maisonneuve. Cette publicité est maintenant disparue puisqu'on l'a recouverte de peinture avant d'ériger un bâtiment tout juste à côté.