27 août 2011

Captain Morgan en 1953


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Lorsque cette publicité est apparue en 1953 celà faisait neuf ans que Seagrams avait lançé cette marque de whisky. Samuel Bronfman avait acquis à cette époque la distillerie jamaïcaine Long Pond et une bonne quantité de rum brut produit par la compagnie était achetée par la pharmacie Levy Brothers qui y ajoutait des épices et des herbes en plus de le faire mûrir pour ensuite le mettre en bouteille. Bronfman a tellement aimé le produit qu'il en a acquis les droits.

Ce qui est intéressant dans cette annonce, outre le fait que le mot rhum au bas de l'annonce ait été gardé avec son orthographe anglais (rum), est le personnage lui-même. On nous dit en haut que le Captain Morgan est en ville et qu'il nous rapporte du rhum. Ah? Si l'on se fie à
la réputation du Capitaine Henry Morgan, personnage historique après qui le produit est nommé, on pourrait certainement croire que le rhum qu'il nous rapporte fait partie des nombreux butins qu'il a ramassé à Porto Bello, Maracaibo ou encore Cuba, endroits qu'il a pillé sans vergogne. C'est que voyez-vous, ce boucanier un tantinet violent n'était pas tellement habité par les scrupules. 

Vous avez des remords quand vous écrasez subtilement un maringouin l'été quand vous êtes dans votre? Pas du tout. Au contraire je vous soupçonne de faire retentir un «Ha ha» bien senti. Bon, alors Morgan faisait un peu la même chose mais avec des gens. Voilà qui explique peut-être l'apparence quelque peu le faciès quelque peu dissolu que le personnage arbore sur les bouteilles et publicités contemporaines. Malgré sa cruauté, Morgan a fini par être anobli et devint même le gouverneur de la Jamaïque en 1684.

Le rhum Captain Morgan est encore fabriqué et fait aujourd'hui partie de la grande famille Diageo.

20 août 2011

L'Église et ses symboles

Il fut un temps, on le sait fort bien, où l'Église catholique au Québec était omniprésente et certainement omnipotente. Outre la religion, l'Église régissait aussi deux chateaux-forts, soit l'éducation et la santé. De par sa position dominante elle imposait la croyance et le respect. Elle était active ailleurs aussi; la Jeunesse Ouvrière Catholique, la Ligue Ouvrière Catholique, Jeunesse Agricole Catholique et la Jeunesse Indépendante Catholique en sont quelques exemples. De par sa position elle forçait les gens à être soumis. L'Église enrobait le tout avec des costumes sacerdotaux impresionnants, des rituels en latin mais aussi avec une foule d'imageries et de symboles que l'on retrouvait dans toutes les églises et qui servaient à impressionner. A faire peur aussi. Parce que faire planer le risque que s'abatte la colère divine était un moyen sûr de s'assurer que les gens marchaient les fesses serrées.

Prenons les anges par exemple. L'image classique de l'ange est bien connue. Il s'agit généralement d'un figure élégante et svelte, vêtue d'une longue robe et affublée de grandes ailes dans le dos. Les anges sont aussi représentés avec des traits doux et bénévolents, d'où l'expression «visage angélique». C'est comme ça qu'on les retrouvait sur des peintures, des sculptures, des bas-reliefs, des pierres tombales et cartons illustrés. Et pendant longtemps les gens ont cru que les anges avaient l'air de ça. De certains diront qu'ils apparaissent dans la Bible, certes. Mais la description que l'on en fait est loin d'être celle que l'Église a toujours véhiculée, surtout celle des anges jouant de la harpe assis sur une poffe de nuage. On peut en voir comme ça dans les églises et dans les cimetières aussi.

Représentation classique de l'ange. Hum...

Mignon, mais pas vraiment ancré dans les descriptions bibliques.
Un séraphin par exemple, n'est qu'une tête entourée de six ailes. Ezechiel décrit un ange comme étant une roue dans une roue avec des yeux tout le tour. Il remet ça dans le chapître 10, verset 14: «Chacun avait quatre faces; la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d'homme, celle du troisième une face de lion, et celle du quatrième une face d'aigle». 

 Un ange, selon Ezéchiel.

Un séraphin, tel que décrit dans la Bible.

 
Chérubin, toujours selon la Bible.

Comme on peut le voir, on est loin des représentations classiques que nous ont servi les artistes de tout genre depuis des centaines d'années et pour lesquelles ils ont abondament usé de libertés artistiques. Les chérubins en sont un bon exemple puisqu'ils sont devenus des p'tits bouts d'choux, tout nus, avec de petites ailes. Les archanges Michel et Gabriel ont été un peu plus chanceux, se voyant même affublés d'armures de la renaissance. D'autres croyances sans fondement bibliques, comme les anges gardiens, ont aussi perduré.

L'ennemi juré de tout catholique, les curés criaient-ils du haut de leurs chaires, étaient bien entendu Satan, aussi connu comme Belzébuth, Lucifer ou le Ministère du Revenu. Quand les gens entendait parler du diable ils étaient sérieusement appeurés. Le Vilain, on le savait bien, avait la peau rouge, une queue (celle d'en arrière) en fourche, deux cornes sur le crâne, la proverbiale barbiche et qui transportait un trident avec lequel il piquait les pauvres damnés. Représentation classique qui a transcendé tous les médias. Que ce soit dans les films, les livres ou les dessins animés, observez comment le diable est représenté...


Dans la Génèse on assume qu'il était le serpent qui tenta Ève mais encore là, rien n'est certain que c'était vraiment lui. S'il est un serpent, ou puni parce qu'il est un serpent et condamné à ramper et manger de la poussière, comment se fait-il qu'il revienne comme si de rien n'était dans le livre de Job?

Vous connaissez le livre de Job? C'est dans l'Ancien Testament. Dieu décide de tester la foi de Job en l'affligeant de plusieurs maux. Dieu est évidemment dans le ciel lorsqu'il prend cette décision mais, assez curieusement, Satan est là, à côté de lui. Comme ça. Mieux, Satan discute même avec Dieu à propos de Job. De la façon dont il est décrit il semble même faire partie du Conseil d'administration céleste, jouant un rôle s'approchant de celui d'un procureur de la Couronne. On est loin du bonhomme rouge à cornes, avouons-le. Qui plus est, Dieu demande à Satan d'où il vient ce à quoi il répond «...de parcourir la terre de fond en comble et de m’y promener au-dessus et en dessous d'elle». Notez qu'il a utilisé le mot parcourir et non ramper. Plus de trace de la punition où il est transformé en serpent. Pourtant Dieu n'est pas supposé être miséricordieux puisque l'on est encore dans l'Ancien testament...

Satan revient dans le Nouveau Testament, cette fois pour tenter Jésus qui se trouve dans le désert. Là encore on se garde bien de nous dire à quoi il ressemble. Il pourrait certainement n'être qu'une voix désincarnée en autant que l'on est concerné si l'on se fie au récit. Ce même Jésus, à qui l'on doit le Notre Père, mentionne dans la prière «Et délivre nous du mal», et non «Et délivre-nous de Satan».

Alors d'où provient l'image classique? Comme on vient de le voir la Bible est très avare de description et vous pourriez passer des heures à farfouiller la Bible sans y trouver une seule description du diable. Les artistes de l'époque médiévale sont allé chercher leur inspiration dans les légendes païennes, empruntant très largement au dieu Pan et aux satyres, entre autres. Comme ceux-ci avaient l'air particulièrement vilains on s'en est largement servi comme base. Il ne suffisait que de très minimes retouches et les gens n'y verraient que du feu (jeu de mot, ha ha).

Un satyre, tel que décrit dans la mythologie grecque.


A la lecture du livre de Job on serait certainement enclin à se poser une question: comment se fait-il que Satan arrive comme ça aux côtés de Dieu? N'a t-il pas été balançé cul-par-dessus-tête avec sa vilaine cohorte d'anges pas-fins parce qu'il a voulu prendre la place de Dieu? Détrompez-vous. Jamais dans la Bible n'est-il question de celà. Tout ça est la faute de Dante Alighieri. Son prénom vous est probablement plus familier. Surtout si vous avez lu la Divine Comédie, ce poème épique qu'il a écrit au 14è siècle et dont l'Enfer est la première des trois parties. Aussi, Satan n'est pas celui qui est buté en-bas des cieux. Ce rôle est joué par Lucifer qui, dans la Bible n'apparaît que dans le livre d'Isaïe et qui de plus, n'est même pas un démon, il n'est qu'un homme, roi de Babylone qui veut s'élever au-dessus de sa condition d'homme et dépasser Dieu. Donc, Lucifer et Satan sont deux entités tout à fait distinctes l'une de l'autre. Sans lien de parenté. Et si vous regardez le livre d'Enoch, apocryphe du 2è siècle, le chef des anges déchus jetté en enfer n'est pas Lucifer mais bien Azazel.


L'enfer, justement, était le mot tout à fait désigné pour faire trembler les fidèles. Si vous ne faites pas ceci ou celà (ou l'inverse) vous brûlerez en enfer pour l'éternité. Le seul endroit dans la Bible où l'enfer est sommairement décrit est dans l'évangile de Mathieu, chapître 13, verset 42: «...et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents». Pas vraiment plus spécifique que celà.

Mais alors, l'immense caverne infernale, ça vient d'où? Cette fois, faites la rencontre de Hieronymus Bosch que vous connaissez sûrement mieux comme Jérôme Bosch. Sans vouloir insinuer que le peintre néerlandais consommait quelquonque substance hallucinogène (peut-être n'était-ce que du fromage passé date?) il faut avouer qu'au niveau de la peinture surréaliste, Bosch ne faisait pas dans la dentelle. C'est de sa conception de l'enfer qu'est venue l'interprètation traditionnelle et qui fut véhiculée pendant si longtemps par nos curés.

Bosch. 

Pour ces mêmes curés, l'enfer qu'ils décrivaient avec tellement de verve, était dominé par Satan. Une autre belle méconception qu'il faut attribuer cette fois à John Milton et son poème Le Paradis perdu qu'il composa en 1667 et dont une seconde édition parut en 1674. C'est dans ce récit que Satan prononce ce vers célèbre «Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis» (Livre I pp.263-264 ; dans la traduction de Chateaubriand, évidemment). Dans la Bible on dit (Pierre, chapître 2, verset 4) «Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement.» Pas de flammes, pas de lac de feu, pas de diablotins qui tourmentent les âmes et même pas de Satan qui gère le pénitencier assis sur un trône de fémurs et de crânes.

Illustration du Paradis Perdu de Milton.

Certains curés allaient aussi loin que prévenir très sérieusement leurs ouailles de ne pas vendre leur âme au diable sans réaliser qu'encore une fois ça ne venait pas de la Bible mais plutôt du conte allemand Faust, publié... au 16è siècle.

Une autre chose que l'on remarque assez fréquemment dans les églises catholiques (d'ici et d'ailleurs) est la représentation de Jésus. Or, que ce soit en sculpture, peinture ou image quelquonque ce dernier est à peu près toujours représenté de la même façon; race blanche, grand, élançé, cheveux clairs et petite barbe assortie. Dans tous les films et émissions de télévision il a été représenté par des acteurs répondant bien à cette description. Jim Caviezel ou encore Robert Powell en sont de bons exemples.

Tel que vu dans toutes les églises du Québec.

Tout ça est bien beau sauf que Jésus n'a jamais ressemblé à ça. Tout ce qu'on peut voir de Jésus n'est que pure spéculation artistique. Un jour des spécialistes de l'Université de Manchester en Angleterre se sont penché sur ce problème. En partant d'un crâne israëlien remontant au 1er siècle, ils ont utilisé des programmes informatiques complexes, de la peau simulée, de l'argile et les connaissances acquises sur le peuple Juif de l'époque afin de reconstruire la forme du visage, la couleur de la peau et des yeux.

Les résultats ont de quoi étonner. D'abord Jésus n'aurait mesuré que cinq pieds un pouce, soit la grandeur tout à fait moyenne des gens de ce temps-là. Comme tous ceux vivant au Moyen-Orient il aurait eu la peau basanée probablement avec une teinte d'olive. Ses cheveux aurait été très noirs, frisés et son nez aurait été assez visible. Bien que ce ne soit pas la représentation exacte de Jésus, laquelle fut tout de même obtenue à l'aide de la science archéologique et anatomique, ça donne tout de même une excellente référence. Si Jésus aurait été un grand bonhomme de six pieds avec de longs cheveux blonds et des yeux bleus, sûrement les Évangiles l'aurait décrit avec tout le contraste qu'il aurait représenté par rapport aux autres. Or, dans l'Évangile de St-Mathieu, quand Jésus se fait arrêter dans le jardin de Gethsémani peu avant la crucifixion, Judas Iscariote doit indiquer aux soldats romains lequel du groupe est Jésus parce qu'ils ne pouvaient le distinguer de ses disciples.

Tel qu'il devrait plutôt apparaître si l'on se fie à la science.

L'Église n'a probablement pas été trop d'accord avec le fait de représenter le Fils de Dieu, triomphant et tout, comme étant un petit homme brun d'à peine cinq pieds avec un pif comme ça. Au temps des Croisades on s'est alors appliqué déjà à ce moment-là à effectuer quelques changement esthétiques. Pour les peintre des la Renaissance, ils ne faisaient que continuer dans cette veine, représentant surtout Jésus sous les traits d'un italien relativement élégant, comme on pouvait en voir dans plusieurs de leurs peintures.

En conclusion, on peut se rendre compte que les symboles représentés dans les églises du Québec et ailleurs n'ont très peu de fondements sinon la liberté prise par d'innombrables artistes au fil des siècles. Quant aux enoncés véhiculés du haut des chaires par les curés, là encore il y a matière à se demander si les gens lisaient réellement la Bible...

16 août 2011

Boire à sa santé. Ou pas.

Qu'y a t-il de plus simple de nos jours que de se procurer du lait? Bien souvent il ne suffit pour la grande majorité d'entre nous que d'une petite marche de quelques minutes au dépanneur du coin. Quelques minutes à peine suffisent pour que l'on ait l'embarras du choix devant le frigo. Prendrez-vous du lait écrèmé? Ah, du 2% peut-être. Sinon il y a du 3.25%. Achèterez-vous un litre? Deux? Et si vous en consommez beaucoup, pourquoi pas 4 litres? 

Vous voyez comme c'est simple! Et comme la qualité du lait est sévèrement contrôlée vous avez l'assurance que le lait que vous achetez, peu importe le type ou la quantité, sera tojours bien frais.

Maintenant supposons que vous ayez soif d'un bon grand verre d'eau froide. Voilà qui est encore plus simple. Un petit tour dans la cuisine, vous tournez le robinet et voilà votre verre rempli en quelques secondes tout au plus. Et si vous êtes à l'extérieur de chez-vous c'est aussi simple puisque les fontaines publiques abondent. De l'eau pure et propre à volonté.

Toutefois cette facilité n'a pas toujours existé et il suffit de remonter au début du vingtième siècle pour se rendre compte que boire du lait ou de l'eau pouvait être synonyme de maladie grave pouvant mener à la mort. Voyons un peu de quoi il en retourne.

Commençons par le lait. En 1900 il existe encore plusieurs fermes sur l'île de Montréal mais elles ne sont plus aussi nombreuses qu'avant. Le lait que l'on consomme provient de plus en plus de fermes situées dans les banlieues et par banlieues on désigne ce que l'on appelle aujourd'hui des quartiers. Les fermiers qui souvent n'ont que de très faibles notions d'hygiène (pour ne pas dire inexistantes) mettent le lait dans des bidons en fer-blanc ou dans d'autres types de contenants peu ou pas lavés du tout. Les fermiers déposent ensuite les bidons près d'une voie ferrée dans des supports en bois rudimentaires. Mais le train ne passe pas tout de suite et les bidons restent là pendant un durée de temps qui peut varier, souvent exposés directement au soleil et aux insectes. Puis ils sont ramassés par le train où ils sont déposés dans des wagons de marchandise. 

 
A cette époque, faut-il le souligner, il n'y a pas encore de wagons réfrigérés. Lorsque le train arrive en ville les bidons sont laissés sur les quais où sont alors exposés de nouveau au soleil. Et n'oubliez pas que l'on parle ici de lait cru n'ayant subi aucune transformation!

Ce n'est que plusieurs heures plus tard que le lait se retrouve aux portes des maisons où il est ramassé et donné à boire, souvent aux nourissons avec les conséquences que l'on imagine. En effet, entre 1900 et 1904 ce sont près de 275 enfants sur 1000 qui décèdent en bas âge. Montréal est d'ailleurs la ville où le taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés sur la planète. Bien entendu tous ces décès ne sont pas tous dûs au lait visiblement impropre à la consommation (selon nos critères d'hygiène modernes) mais les statistiques indiquent qu'un peu moins de la moitié des décès sont causés par la diarrhée de par le lait et l'eau.


Durant les années suivantes on note une faible baisse de mortalité infantile mais les facteurs
aggravants sont toujours présents. C'est la science qui vient changer (heureusement) la donne. En 1910 survient une épidémie de fièvre typhoïde à Montréal et l'eau «potable» est immédiatement pointée du doigt. Bien qu'un vaccin contre la fièvre typhoïde existait depuis 1896 il est difficile d'établir avec exactitude si les établissements hospitaliers de Montréal en disposaient et si c'était le cas, dans quel mesure et dans quelle proportion était-il administré à la population.

Le Conseil municipal prend le taureau par les cornes et décide dès lors de construire la première usine de production et de traitement de l'eau potable à Montréal; l'usine Atwater qui existe encore aujourd'hui. C'est alors que l'on commence à utiliser le chlore, un produit chimique que l'on utilise aux Etats-Unis depuis environ deux ans déjà. Durant cette période le taux de mortalité infantile passe, en moyenne, à ±200 décès par 1000 naissances. C'est une amélioration mais il y a encore du chemin à faire, surtout en ce qui concerne le lait.

Quelques années plus tard les autorités mettent en place des centres que l'on appelle «Gouttes de lait», un service de puériculture où sont prodigués soins médicaux et où les mères recoivent de l'information et des conseils très utiles. On distribue également du lait traité que les enfants peuvent boire en toute quiétude. L'enseignement populaire ne suffit pas et les spécialistes en hygiène préconisent l'inspection obligatoire des fermes ainsi que l'établissement de normes strictes. Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard que le règlement sur la pasteurisation sera adopté. Une dizaine d'années trop tard, pourrait-on dire. On peut noter cepandant que le taux de mortalité infantile entre 1920 et 1924 passe à 160 décès par 1000 naissances.

Comme on vient de le voir, boire du lait ou de l'eau n'a pas toujours été de tout repos et l'on a peine à croire qu'il fut un temps pas tellement loin où c'était presque comme jouer à la roulette russe avec sa santé. Un petit quelque chose d'intéressant à se souvenir la prochaine fois que vous vous verserez un bon verre de lait froid ou que vous boirez de l'eau chez-vous où à une fontaine publique.

Le saviez-vous? L'usine de filtration Atwater est celle dont la capacité de production est la plus grande au Québec et la 2è au Canada.

10 août 2011

Catalogue Eaton 1950, page 31


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Comme vous le savez probablement déjà, j'ai été assez chanceux au fil du temps de pouvoir mettre la main sur différents vieux catalogues dont le plus vieux remonte à la mi-saison 1924-25. Aujourd'hui c'est une page, 31 pour être plus exact, de l'année 1950 que je vous propose. On y trouve trois magnifiques robes en rayonne filée pour seulement $3.88 chacune. En dollars ajustés d'aujourd'hui, ces robes fabriquées au Québec coûteraient $38.04 l'unité. Un prix qui est, force est d'avouer, tout à fait raisonnable.

1 août 2011

La Canada Life en 1953


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La Canada Life est une compagnie d'assurance qui fut fondée en 1847 à Toronto, ce qui en fait la plus ancienne du genre au Canada. A Montréal la compagnie fit construire en 1894-1895 un magnifique gratte-ciel de huit étages au coin nord-est de l'intersection Saint-Jacques et Saint-Pierre selon les plans de l'architecte américain Richard Waite, lequel conçut plus tard également le siège social du Grand Trunk sur McGill. L'édifice de la Canada Life à le mérite d'être un des premiers à être construit avec une structure d'acier. 
 
Le bâtiment n'abrite plus aujourd'hui la Canada Life, laquelle a été acquise par la Great-West en 2003 et on y a entreprit une conversion afin d'en faire un immeuble à condos. L'extérieur a heureusement conservé en grande partie son apparence d'origine et se trouve à être protégé puisqu'il a été déclaré monument historique par le gouvernement provincial en 2002. La Canada Life a cepandant toujours une présence à Montréal, au moment d'écrire ceci bien entendu, avec des bureaux situés au 630 boulevard René-Lévesque Ouest.

Sur la publicité d'aujourd'hui il n'y a que très peu de choses à dire puisqu'il s'agit d'une conception assez traditionnelle; photo en noir et blanc teinte à la main en haut, texte explicatif peut-être un peu trop long au milieu et nom de la compagnie en bas où l'on reconnaît dans le dessin le siège social de la compagnie au 300 University Avenue à Toronto, lequel existe toujours aujourd'hui.